5 jours

Mai 2011

VTT

1ère partie: Oissel – Le Havre par le GR2 (VTT)

Suivre le GR2 à VTT jusqu’au Havre, tel était le projet de ce mini raid de 2 jours avec Pascal, Benoit L, Yohann et Cyrille. J’ai prévu que l’on fasse étape à Caudebec en Caux dans un hôtel. Le retour se fera en train. 

Malgré des soucis mécaniques du pédalier puis d’une casse du dérailleur arrière qui m’obligera à finir à Lille plutôt qu’à Roubaix, c’est un tracé que j’ai beaucoup aimé avec de beaux paysages et ces passages quasi mythiques sur plusieurs portions de routes pavées. Heureusement que j’étais à VTT car j’imagine qu’à vélo de route, cela doit effectivement être un enfer.

2ème partie: Oissel – Paris par le GR2 (VTT)

3 semaines après un 1er raid sur le GR2 de Oissel au Havre, je retrouve Benoit et Yohann pour continuer à suivre le GR2 pour aller cette fois ci à Paris. J’ai prévu de le faire en 3 jours en faisant une étape à Vernon en auberge de jeunesse et une 2ème à Conflans Ste Honorine en hôtel. Ce sera encore un chouette parcours avec parfois, des portions nous obligeant à faire du portage. Nous rentrerons de Paris à Rouen en train. 

Vidéo Oissel- Le Havre (14 mn)

Vidéo Oissel – Paris (11 mn)

Compte rendu

1ère partie: Oissel – Le Havre par le GR2 (VTT)

Samedi 30/04/11:
Il est 9h sur le parking de la gare de Oissel et tout le monde est bien présent et prêt à en découdre. Il y a Benoit L et Yohann venus en vélo depuis Oissel, Pascal venu aussi en vélo mais depuis Rouen, mon copain Cyrille depuis les Yvelines mais en voiture et moi même depuis Rouen en voiture.
Le temps est humide et brumeux. La météo n’est pas terrible pour la journée avec des annonces d’orages pour l’après-midi. Les sacs sont prêts, pas très gros mais tous bien plein. La mise en jambe est facile le long de la Seine, puis rapidement on découvre que le GR emprunte des chemins que l’on n’a pas l’habitude de prendre, le long de la Seine tout d’abord, puis la première grosse montée pour atteindre les roches d’Orival. 1er poussage de vélo. Nous
sommes maintenant au dessus de la mer de nuage. Sur le replat, la 1ère pause sera pour un peu de mécanique. 1ère crevaison d’une longue série pour Pascal et réglage de dérailleur pour Yohann. Sentier toujours aussi agréable le long de la falaise mais à suivre strictement le GR, on tombe dans des passages très chauds: Pente verticale après le passage sous le ligne haute tension puis montée en lacet impossible à faire sur le vélo. Mais cela nous fait passer au pied d’un superbe piton de craie que tout le monde n’aura pas vu car il était dans notre dos. Révélation pour Cyrille et Yohann que de passer dans les carrières de craie. Après une bonne descente, nous voilà à Orival, ayant terminé avec cette mise en bouche. Nous traversons maintenant la forêt de la Londe où l’on perd un peu les traces du GR mais grâce à la trace GPS on arrive à la Maison Brulée. La descente sur la Bouille se fait par une petite route pentue que je ne connaissais pas encore. Dommage que l’on ait loupé le passage par le château de Robert le Diable puis la descente sur chemin jusqu’à Moulineaux. Petit détour dans les ruelles de la Bouille puis courte attente pour le bac. Nous avons de la chance de ne pas être parti le 01/05 car, jour férié oblige, nous n’aurions pas eu de bac. Long passage le long du chemin de halage jusqu’à St Pierre de Manneville. Notre 4ème montée nous mène jusqu’à l’entrée de la forêt de Roumare. Il est déjà 12h30 et les ventres se creusent mais l’on se donne encore 30mn avant de pique-niquer. Superbes chemins jusqu’au parc animalier de Canteleu. Nous nous arrêtons à la 1ère table de pique-nique. Il est 13h et nous ne sommes qu’à quelques kilomètres de Rouen. La journée promet d’être longue ! Pascal répare sa crevaison lente pendant que Cyrille fait une courte sieste. Nous reprenons nos montures pour finir la traversée de la forêt de Roumare. Le ciel devient plus orageux et la pluie commence à tomber avant que l’on rejoigne St Martin de Boscherville. Mais la descente sur ce petit sentier jusqu’à St Martin est toujours aussi sympa. Je prends le risque de filmer Cyrille malgré les gouttes d’eau. Plein d’eau dans un bar avant de quitter St Martin et d’attaquer la longue montée vers Hénouville. Le tracé du GR n’est très heureux car il nous fait descendre par la route avant d’affronter la montée quasi impossible vers le cimetière de Hénouville. On y croise un groupe de vététistes avec qui l’on échange un peu de notre raid. La descente vers La Fontaine fait partie maintenant des chouettes chemins bien connus de la région. Par contre la remontée aussi sec par le chemin de Ste Anne est une 1ère pour moi. Montée raide et pas facile avec ses cailloux humides. Cyrille est toujours aussi impressionnant dans ces montées. L’arrivée sur Duclair est agréable d’abord dans ce vert vallon plein de lapins puis par cet étroit sentier surplombant la Seine. Nous traversons rapidement Duclair pour attaquer la côte du stade, la xième montée de la journée, on ne les
compte plus. On commence à sentir un peu de lassitude chez Pascal mais il continue tout de même avec nous par les chemins. Les prochains kilomètres devraient être un peu plus plats. Ils sont aussi très chouettes notamment ceux au dessus du Trait. Je commence à ressentir des problèmes de dérailleurs. Après vérifications, je vois que ma chaîne, pourtant toute neuve, est en train de se casser. Je répare en profitant de l’imposant jeu d’outils de Pascal. Nous avons échappé à un bel orage mais nous sommes qu’en même bien mouillé car le sol est détrempé. En arrivant sur St Wandrille, on commence à sortir de notre domaine habituel de randonnées. Au pied de l’abbaye, nous faisons un conseil de guerre. Il est 18h30 et par le GR il doit rester 45mn avant de rejoindre Caudebec. Nous préférons à l’unanimité rentrer par la route. Le lendemain étant un dimanche et en plus le 01 Mai, je propose d’être prévoyant et d’acheter dès maintenant notre pique-nique au Carrefour Market encore ouvert. Trop sage précaution car finalement les magasins étaient ouverts à Lillebonne le lendemain. Nous voilà enfin devant l’hôtel du Cheval Blanc, lieu de notre étape bien méritée après ces 75km et ces 1500m de dénivelés. Chambres double pour Benoit et Yohann et pour moi-même et Cyrille et grande chambre pour Pascal. Après une bonne douche, nous prenons un pot sur une terrasse devant la Seine. Nous dînons seuls à l’hôtel qui n’est pourtant pas vide (beaucoup de pensionnaires étaient de mariage). Bon repas sans grande prétention mais arrosé d’un bon cidre offert par Pascal. Nous sommes vite au lit.

Dimanche 1er Mai:

La nuit aura été plus ou moins bonne pour certains. Nous prenons notre petit-déjeuner à 8h. Nous aurions voulu plus tôt pour pouvoir partir vite pour cette 2ème étape qui s’annonce aussi longue que celle de la veille mais heureusement un peu moins dure mais cela n’était pas possible. Les lèves tôt en profitent pour entretenir un peu leur vélo. Petit –déjeuner classique, pas très copieux. Un affamé piquera même le croissant d’un autre. 8h50, après avoir régler les notes, nous voilà reparti en direction du Havre. On rate un peu le GR mais on le retrouve vite dans la 1ère côte qui nous mènera au dessus de Villequier. Le chemin est vraiment très agréable et pas trop dur à monter. La redescente sur Villequier est grisante et j’ai du mal à garder Cyrille et Benoit à portée de ma caméra. Court passage le long du chemin de halage. Tout le monde ne remarque pas la maison de Victor Hugo devant laquelle on passe. La remontée sur le plateau est quasiment impossible à faire sur le vélo. Il y a tellement peu de passage que ce petit sentier est encore plein de feuilles tombées l’’automne dernier. La suite est plus tranquille, entre chemins et départementales au dessus de Notre Dame de Gravenchon que nous voyons à peine. Nous arrivons assez rapidement à Lillebonne où nous jetons quelques rapides coups d’œil sur les ruines romaines du théâtre et du forum. Petites courses de ravitaillement pour Benoit, Yohann et Pascal. Benoit se fait largement pardonné du croissant du petit déjeuner usurpé le matin même en offrant des pains au chocolat à toute la troupe. Il nous fait bien rigolé car il a acheté trop d’eau et se voit donc en surcharge. En sortant de Lillebonne, juste après avoir traverser la voie de chemin de fer, un choix cornélien doit se faire. Soit prendre le chemin qui part tout droit dans la pente pour remonter sur le plateau, soit faire un contour en montant par la route. Le courage ne manquant pas, on décide de prendre le chemin. Il est en effet trop pentu et trop mal entretenu pour être praticable en vélo. Le poussage s’impose donc. Seule la dernière partie dans un étroit goulet sinueux est faisable. Après un peu de plat, une longue descente nous attend, peine interrompue par l’ouverture et la fermeture des enclos à vache. Au dernier enclos, les vaches n’ont pas l’air commodes. Il faut dire qu’elles ont leurs veaux avec elles. Nous bravons la gardienne du troupeau qui essaye de nous impressionner en passant de coté. Ouf ! Elle n’a pas bougé. Après encore une belle grimpette nous arrivons à St Nicolas de la Taille où nous profitons d’une nouvelle crevaison de Pascal pour manger notre 1ère moitié de pique-nique. Nous nous glissons ensuite dans le beau Val Eglantier. Après la remontée sur Tancarville dont on voyait le pont au loin, nous allons enfin avoir un peu de repos: 14km de plat et de descente avec le vent dans le dos, voilà qui va changer de ces interminables coup de yo-yo entre 15m et 120m d’altitude. Nouvelle pause pique-nique avant de quitter le plateau. Mais il nous faut encore traverser un grand champ qui vient d’être labouré et dont on devine à peine la trace du GR. La descente est courte mais technique avec quelques épingles à cheveu. Remontée sur Oudale, heureusement par une petite route car l’on commence à fatiguer un peu après ces 52km déjà avalés. Nouvelle descente technique avant de retomber dans un vallon envahie par le bruit de l’autoroute toute proche. La montée sur Rogerville est longue et pentue. Seul Cyrille arrive à la faire entièrement sur le vélo. Après la traversée de Gonfreville l’Orcher, on redescend sur Harfleur où nous perdons un peu le GR mais nous ne passons pas notre temps à le retrouver car un compteur vient de se mettre en marche: on souhaite prendre le train du retour à 16h13 et il ne nous reste que 30mn alors que nous sommes encore loin de la gare du Havre. On retrouve le GR à la sortie de Harfleur. Il nous reste encore une dernière montée (la 12ème de la journée) pour arriver sur les hauteurs du Havre. Nous allons maintenant au plus vite pour rejoindre la gare en suivant les panneaux de signalisation et les indications des gens. On rentrons à 16h09 dans la gare. Pas le temps de prendre les billets ! Nous les achèterons au contrôleur dans le train. Juste le temps de rentrer les 5 vélos un peu en vrac dans un wagon et voilà le train qui part. Dommage que l’on ait pas eu le temps de faire un petit tour jusqu’à la mer. Notre précipitation nous coûte un peu cher. Oissel étant à plus de 100km du Havre (102km exactement) le supplément pour l’achat du billet dans le train est de 10€ soit 25€ pour une petite heure de trajet. Pascal, nous quittant à Rouen, n’aura eu que 4€ de supplément.

Fin d’un beau raid, bien sportif dans cette belle campagne normande. La suite sera les 21, 22 et 23 Mai pour rejoindre Paris depuis Oissel.

2ème partie: Oissel – Paris par le GR2 (VTT)

Samedi 21/05/11 :

Je passe prendre Toutoune, lias l’autre Benoit, chez lui en voiture puis nous retrouvons à 8h15 Yohann à la gare de Oissel. Nous ne sommes plus que 3 pour cette 2ème partie du GR2. Cyrille et Pascal seraient bienvenus mais ils étaient indisponibles pour ces dates. Toutoune inaugure un GPS Garmin 800 et une tige de selle réglable. Le temps s’annonce beau pour les 3 jours qui nous attendent jusqu’à Paris. J’ai fait l’impasse sur un K-way et un pull mais j’ai tout de même mes manchettes. Après notre petite vidéo de présentation, nous partons en direction de Tourville. Toutoune doit vite s’arrêter car la commande de sa selle empêche le passage des vitesses au niveau des pignons. Ce n’est pas du travail sérieux de son vélociste ! Une fois réglé, on peut traverser Tourville et entamer notre 1ère montée sur route. 1ers points de vue dégagés sur la Seine. Je commence à semer mes doses de gel énergisant qui sont mal fixées sur mon sac. On passe sur des pistes longeant des champs ou des près avec des chevaux. Ca commence plutôt facilement ! Descente plaisante sur Igoville puis remontée sur route avant une courte descente raide avant d’arriver à Alizay. Dure remontée mais faisable sur le vélo. On rejoint ensuite tranquillement les écluses de Poses, la fin de la partie maritime de la Seine. Les vraies difficultés commencent au pied de la côte des 2 Amants. J’y croyais pas mais on arrive à la monter sur le vélo. Elle est tout de même bien raide. La remontée sur le plateau par un vallon est beaucoup plus tranquille. Toutoune ne semble pas trop en forme. On fait une petite pause en haut de la côte. Chouette descente ensuite sur Amfreville. Pour la remontée, nous prenons la route, le GR étant trop dur à faire en VTT. En haut, pendant que nous profitons de la vue, on voit arriver en VTT Alexis et ses camarades de l’INSA. Il leur a concocté 2 jours sportifs avec VTT, randonnée et spéléologie. La redescente sur le Val Hamet est très périlleuse. Chemin raviné, pierreux et très pentu. Même en freinant fort, en se mettant derrière la selle, c’est très chaud. Je fais une petite chute en fin de descente. Dure remontée de l’autre coté du vallon mais on y arrive tout de même. A Vatteport, le chemin s’annonçant sur la carte infaisable en vélo, on décide de remonter sur le plateau directement par la piste . En arrivant à Connelles, on sait que l’on vient de passer un des gros passages difficiles de la journée. Nous faisons notre pause pique-nique sur les hauteurs de Muids. En descendant sur La Roque, on retrouve une zone de falaises de calcaires. On remonte sur le plateau en passant à gauche d’un piton nommé « La roche à tête d’homme ». La montée suivante vers la roche percée est beaucoup plus dure et nous impose un long portage pas facile. Mais la vue et l’observation de grimpeurs nous font un peu oublier ce moment. On refait le plein d’eau au cimetière du Thuit. Comme nous avons notre dose de passages dans les falaises, on décide d’écourter un peu notre tracé et de rejoindre les Andelys directement par la route. Une bonne pause en bord de Seine est la bienvenue. J’ai ma plante de pied gauche qui commence à chauffer, gage de terribles douleurs si je n’y passe pas un coup de bombe de froid. On remonte ensuite pour faire un tour autour des ruines de château Gaillard, puis aller au point de vue sur cette belle boucle de la Seine et finir de grimper par la route. Descente sur Bouafles puis long passage à travers une carrière en bord de Seine jusqu’à Courcelles sur Seine. La suite est aussi assez plate. Heureusement, nous avons un peu de vent dans le dos car ces portions sont aussi fatigantes. Elles usent bien Toutoune qui résiste bien malgré tout et refuse les raccourcis que je lui propose pour rejoindre Vernon par la route. Un grand détour nous fait monter dans la forêt de Vernon, d’abord par des pentes douces mais au final par un dur raidillon. Il est temps de redescendre sur Vernon. La vue est superbe juste avant d’arriver. Visite express de Vernon. Il est 18h30 et nous sommes tous les 3 pressés de nous poser un peu. Nous trouvons sans trop de problèmes l’Auberge de jeunesse située à 2km du centre ville. L’auberge est quasiment vide. Nous avons un dortoir de 4, juste pour nous. Le confort est un peu spartiate et la déco moche mais pour 17€, petit-déjeuner compris, on ne peu pas en demander trop. Après une bonne douche, on part manger en terrasse du restaurant le plus proche, le « Paris Plage ». Pour 19€, nous avons un menu bien copieux, exactement ce qu’il nous fallait. Nous avons fait 83km, 1473m de montées, autant de descentes en 6h22 de pédalage à 13.9km/h de moyenne.

Dimanche 22/05 :

Le petit-déjeuner préparé pour nous dans la cuisine de l’AJ est frugal mais nous sommes prêts pour cette 2ème journée qui s’annonce plus courte mais plus dure que celle de la veille. Nouveau tour rapide dans Vernon puis nous retournons rive droite pour prendre une voie verte qui nous mène en direction de Giverny. Mais on l’abandonne bien vite pour rejoindre des sentiers en balcons. Par 3 fois, le chemin tape directement dans la ligne de pente nous obligeant à pousser le vélo sur une centaine de mètres chaque fois. Cela en vaut largement la peine car ce petit sentier est superbe. On traverse ensuite la vallée de l’Epte pour rejoindre un autre balcon au dessus de la Seine. Nous avons encore la chance d’avoir le vent dans le dos. Vue superbe sur la Roche Guyon au loin. Le site est touristique mais on ne s’éternise pas car un immense groupe de randonneurs part prendre le même sentier que nous. Autant passer avant eux sinon on va bouchonner. Petit portage à cause d’un escalier, puis un long sentier hyper étroit nous attend sur plusieurs kilomètres. C’est un régal. Assurément un des plus beaux passages de ce raid. On longe ensuite le petit aérodrome de Chérence où j’avais fait un baptême de planeur il y a quelques années. Descente rapide sur Vétheuil où nous faisons nos courses pour le pique-nique de midi puis prenons un pot sur la terrasse d’un bar. On va maintenant s’éloigner de la Seine pendant quelques kilomètres, histoire de passer au nord de Mantes la Jolie. Dure montée pierreuse en allant vers St Martin la Garenne. On croise pas mal d’autres vététistes. C’est normal car c’est leur sortie dominicale. Pause pique-nique à Fontenay St Père. Le ciel est couvert et il fait un peu frais. Cette pause est aussi la bienvenue car j’ai mon pneu avant qui se dégonfle. Je n’ai plus de liquide anti-crevaison dans mes pneus tubeless car il a séché avec le temps. Il me faut donc mettre une chambre à air. Arès une courte sieste, avec Yohann on laisse partir Toutoune en voyant bien qu’il a oublié sa serviette qu’il essayait de faire sécher. Au bout de 50m, je lui demande en rigolant s’il n’a rien oublié.

En tout cas, il a retrouvé sa forme normale. Le chemin continue ensuite passant de villages en villages. On reconnaît au loin ce que l’on voit en prenant l’autoroute A13, comme les 2 tours de la centrale électrique de Porchefontaine. Vers Chanteloup les Vignes, une grandiose vue dégagée nous permet de voir au loin Paris, avec la Défense, la Tour Eiffel et Montmartre. Nous arrivons enfin à Andresy puis juste après à Conflans Ste Honorine, capitale française de la batelerie. Le nom de certaines péniches me fait bien rire « L’Amoco Cadiz », « Titanic ». Passage aussi devant la péniche qui fait office d’église. Comme il est assez tôt et que nous l’avons bien mérité, nous prenons une glace sur un quai. Nous remontons ensuite jusqu’au Campanile. Nous arrivons au milieu d’une ambiance festive de gens fêtant un anniversaire. Petite déception avec notre chambre pour 3, petite et équipée en fait d’un lit d’appoint et parce que leur restaurant est fermé le dimanche soir. Par contre, on peut finalement mettre nos vélos en sécurité dans la salle de conférence. On dîne finalement dans la zone commerciale voisine. Il y avait du choix et notre préférence s’est portée sur un restaurant chinois avec buffets à volonté d’entrées, de plats principaux et de desserts. On s’est bien empiffré. Soirée télé avant la nuit de tous les ronfleurs.

Nous avons fait 74km avec 1625m de montées en 5h45 à 13.3km/h de moyenne.

Lundi 23/05:

Le lever est un peu plus tardif que la veille et le départ d’autant plus car nous profitons pleinement du bon et copieux buffet de petit-déjeuner du Campanile.

On redescend sur les berges de la Seine de Conflans après un petit stop dans une station service pour regonfler des pneus. L’ambiance en ville est moins touristique que la veille. Normal, on est un lundi. Le nombre de péniche à quai est impressionnant, parfois jusqu’à 5 péniches accolées. Le chemin de halage est agréable. Il fait un petit écart à un moment mais revient vite en bord de Seine. On traverse de nombreux villages en bord de Seine comme Herblay, La Frette sur Seine, Sartrouville où l’on doit prendre la route car des cimenteries occupent les bords de Seine, Montesson, Le Pecq puis Croissy Sur Seine. On observe les retraités lisant leur journal, des femmes faisant leur jogging, quelques rares pécheurs. La partie facile et tranquille à suivre se termine en passant le pont donnant sur Bougival. Cela me fait drôle de me retrouver dans la petite ville où j’ai vécu 4 ans. En arrivant à Bougival, je boucle le fait d’avoir fait au total le trajet Le Havre – Palavas les Flots en VTT soit 18 jours et près de 1400km de vélo.

En remontant dans Bougival, on rentre dans le parc de la Jonchère où l’on brave l’interdiction aux vélos. Dure montée qui en grande théorie devait être la dernière de ce raid. Belle vue sur l’ouest parisien. Mais l’on perd un peu la trace du GR et l’on commence à redescendre. Il faut dire que j’avais oublié de charger la trace sur mon GPS. Il faut donc se fier aux marques rouge et blanche. En cas de doute, j’ai tout de même les cartes IGN de visibles sur mon Iphone. Connaissant bien le coin, je propose à Toutoune et Yohann une variante, mon bonus à moi. On redescend donc jusqu’à l’entrée du tunnel de l’A86, puis l’on remonte vers le bois de St Cucufa. Je ne regarde plus les marques des GR mais me dirige à mon instinct pour arriver au lac de St Cucufa. Les nénuphars donnent l’impression d’être à Giverny. On sort ensuite du bois pour traverser les quartiers chics de Vaucresson. Court détour pour voir le pavillon du Butard puis l’on passe sous l’autoroute A13 et traversons le bois bordant Le Chesnay. Nous voilà aux portes de Versailles et de la forêt de Fausses Reposes. Petite pause avant de rejoindre rapidement les étangs de Ville d’Avray. Dure montée pour rejoindre Chaville où l’on fait des courses pour notre pique-nique au Monoprix. On le mangera dans le parc de l’observatoire de Meudon avec vue bien dégagée sur tout Paris. On demande à se faire prendre en photo pour se souvenir de ce pari réussi. Pas facile ensuite de suivre les marques du GR pour descendre sur Boulogne Billancourt mais l’on découvre encore de tous petits sentiers. La trace nous fait traverser l’île de St Germain avec son parc autorisé aux vélos dans les grandes allées. On traverse ensuite le parc Suzanne Lenglen et on arrive entre l’héliport et l’aquaboulevard. On rejoint ensuite, sans suivre à la lettre le GR, le parc André Citroën puis on traverse le quartier Beaugrenelle pour arriver au pied de la Tour Eiffel, envahie de tas de touristes. On remonte vers le Trocadéro puis vers l’Arc de Triomphe. On ne s’aventure pas à faire un tour du rond point. Ce serait beaucoup plus dangereux que tout ce que nous avons pu faire des 3 jours. Descente des Champs Elysées dans le trafic et photo de nous 3 avec l’arc de Triomphe dans le fond. On fini de descendre les champs par le trottoir tellement le trafic est dangereux. Passage devant le grand Palais avant de prendre les quais jusqu’au Pont des Arts. Traversée du Louvre et pause dans le jardin des tuileries pour prendre un verre. Nous rejoignons ensuite la gare St Lazare en passant par la place Vendôme et devant les grands magasins. Nous avons fait ce lundi 64km, 772m de montées en 5h de vélo et à 14.3km/h de moyenne. Nous sommes 20mn à l’avance pour notre train de 17h30 qui nous ramènera en 1h15 à notre point de départ 3 jours plutôt. Nous sommes fatigués, marqués par le soleil mais bien content d’avoir fait ce raid. Yohann et Toutoune n’en reviennent pas de l’avoir fait. Il faut dire qu’ils n’ont débuté les VTT il n’y a qu’un peu plus d’un an. On évoque déjà d’éventuels autres projets. Pour ma part, je serais partant pour refaire ce raid l’an prochain mais dans le sens inverse. Avant de nous quitter, sur le devant de la gare, nous refaisons la vidéo du départ que j’avais malencontreusement effacée. Difficile de faire croire que l’on est 3 jours plutôt, frais et dispo alors que nous avons 220km dans les pattes, 3700m de dénivelés, que nous sommes mal rasés et tannés par le soleil !