4 jours

Juillet 2020

Route

Profitant d’un pont de 4 jours du 14 Juillet, je me lance enfin au départ de Paris pour rejoindre le Mont st Michel en autonomie en 4 jours le long de cette belle voie verte. Mon frère m’accompagnera pendant 1.5 jours sur son VAE. C’est son premier voyage à vélo et ce sera un moment entre frères très sympa.

Epilogue

Comme souvent, malheureusement, je ne peux pas consacrer assez de temps à ce voyage pour faire plus de visite. 6 jours auraient été l’idéal tant il y a de sites, de châteaux, musées, à visiter.  J’ai tout de même bien eu le temps de visiter l’abbaye du Mont St Michel. Le retour sur Rouen s’est passé de manière idéale en faisant tout simplement du covoiturage. Mais oui, même avec un vélo, c’est faisable.

Vidéo (16 mn)

Quelques chiffres

  •  469kms 
  •    23h30 de vélo soit une moyenne de 19km/h. 
  •    3080 m de D+ . Moyenne de 656 m / 100km
  •    275 photos et vidéos. 
  • Etape maxi 141km, mini 101km 

Quelques moments mémorables

– La sortie de Paris par la coulée verte est bien agréable.

–  La retrouvaille avec mon frère et les 1.5 jours à rouler ensemble.

– Les beaux villages du Perche.

– Beaucoup de sites, surtout des châteaux,  très jolis à voir, ne serait-ce que de l’extérieur. 

 -Le côté paisible de cette véloroute, loin du trafic routier.   

– La visite de l’abbaye du Mont St Michel   

Le 11/07/20 : Train Rouen – Paris. Vélo avec détour à La Celle Les Bordes pour rejoindre mon frère. Etape au camping « Les îlots de St Val » non loin de Villiers le Mohier.

12/07/20 : Mon frère me quitte à Thiron-Gardais . Je continue jusqu’à Nogent le Rotrou et nuit au camping municipal laissé à l’abandon

Le 13/07/20 : 140km jusqu’au camping de la Fée à Bagnoles de l’Orne

Le 14/07/20 : 110km jusqu’au Mont St Michel. Visite de l’abbaye et retour à Rouen en covoiturage depuis Pontorson

– Pour le vélo, choisir une randonneuse, un VTC, un gravel (ce que j’avais) ou un cyclocross. Les vélos de course ne seront pas trop à leur aise sur les nombreuses parties non bitumées. Les VTT manqueront de rendement sur ces pistes roulantes. 

– J’avais récupéré la trace GPS sur le site de la Véloscénie. J’avais aussi un feuillet qui préconisait les visites et donc de faire le circuit en 10 jours. 

-Aucun problème pour trouver régulièrement des points d’eau, de ravitaillement et des campings. 

– Je pense avoir eu de la chance d’avoir globalement le vent de dos ou de côté, sauf en arrivant en vue du Mont St Michel.  On doit avoir plus de chance d’avoir du vent de dos en allant vers Paris. C’est surtout important pour le passage dans la Beauce.

– Le balisage est globalement très bon. Certaine portion sont modifiées régulièrement. Ne pas forcément suivre à la lettre le balisage notamment en arrivant vers le Mont St Michel car le tracé fait faire des détours pas forcément bien justifiés.  

– Une sonnette sur le vélo est conseillée car il peut y avoir beaucoup de monde sur la Véloscénie. 

– Au Mont St Michel, il n’est pas très clair si l’on peut s’approcher du Mont à vélo. A priori non, hors période de basse saison. Il n’est pas autorisé de garer son vélo au pied du Mont dans tous les cas. Il y a un parking à vélo à côté du barrage, 2 kilomètres avant le Mont que l’on rejoint à pied ou en navette. J’ai laissé mes sacoches cadenassées sur le vélo, prenant avec moi mes affaires précieuses et je n’ai pas eu de problèmes. J’ai passé 2h30 à faire l’aller et retour à pied et visiter l’abbaye (30mn de queue en ce 14 Juillet avec limitation du nombre de visiteur pour cause de Covid 19)

En 4 jours, on n’a assez peu de temps pour faire des visites.  Les châteaux de Rambouillet,  Frazé, Nogent le Retrou, Carrouges devraient mériter des visites.

 Quasiment aucune sur le parcours qui est globalement très plat et facile. Les 20 km avant Carrouges sont assez durs.

La pluie fine entre Bagnoles de l’Orne et Domfront n’était pas trop dérangeante.   

Prix d’entrée en € et mon appréciation de 1 à 3 étoiles

  • Abbaye du Mont St Michel ?€***

  • Mauvaise surprise de voir le camping de Nogent le Rotrou fermé. Mais on peut s’y installer malgré tout avoir de l’eau au robinet à l’entrée du camping (aire pour camping-car) mais pour les sanitaires, il faudra faire sans. 
  • Fausse alerte pour mon frère qui ressortait une tente veille de 35 ans et dont les fermetures éclairs ont eu du mal à s’ouvrir.

  – Parcours vraiment sympa avec pas mal de sites à voir. Bonne variété de revêtements et bon mixte entre piste cyclables et petites routes sans circulation. 

– Les 2 grandes portions sur anciennes voient de chemin de fer sont un peu lassantes. Ce sont souvent des faux plats interminables mais où on peut rouler vite. Le passage des barrières ralenti forcément le rythme quand on roule vite mais même les tandems et remorques peuvent passer partout.

– La signalisation est assez bonnes mais mieux vaut avoir une carte ou un GPS pour ne pas se tromper.

– La partie la plus dure est entre Alençon et Carrouges avec pas mal de grimpettes pour arriver au point culminant de ce tracé.

 – Des prix très raisonnables pour mes logements : 19€ pour 2 au camping « les ilots de St Val » à 5km de Maintenon (avec accès à l’électricité), 9.5€ pour 1 personne au camping de Bagnoles de l’orne (Wifi, boitier sécurisé pour recharger ses appareils, snack,  ..) et 0€ pour le camping fermé de Nogent le Rotrou.  

J’ai doublé ou croisé pas mal d’autres cyclovoyageurs, seuls, en couple ou en groupe d’amis avec quelques occasions de discussions sympas. La Véloscénie est une destination prisée.  

Vu un écureuil, 2 fois des biches, une buse, un ragondin, un héron, pas mal d’oies et de canards.   Aucun problème de chiens agressifs. 

Je n’ai rien manger de spécialement local. Mais le couscous à la « Rose de Sables » de Maintenon était très bon et copieux ! 

Le 11/07/20 : 

Je me rends à vélo à la gare de Rouen pour prendre le train direct de 7 :46 pour Paris. En attendant le train, je discute avec un jeune qui part aussi avec des amis faire leur première virée à vélo en Bourgogne. Ils partent avec très peu de bagages. Le train est bien rempli. Tout le monde porte un masque car on est toujours en pleine pandémie de Covid 19. J’arrive heureusement à ranger mon vélo dans son emplacement dédié et à trouver une place assise. Depuis la gare St Lazare, je me dirige vers la place de la Concorde. Les pistes cyclables sont un peu anarchiques mais cela devient bien mieux sur l’avenue de Rivoli qui est désormais dédiée aux cyclistes. Passage devant l’hôtel de ville où Anne Hidalgo vient juste d’être réélue pour son 2ème mandat de maire. Puis j’arrive devant Notre Dame dont l’accès est toujours interdit à la suite de l’incendie de sa charpente. C’est ici le point de départ de la Véloscénie : 430km pour rejoindre le Mont St Michel. Il est 10h quand je pars vraiment et je vais me dépêcher un peu car j’ai prévu de déjeuner avec mon frère à La Celle Les Bordes, dans 50 km. Par des pistes cyclables, je rejoins Montparnasse puis la place de Catalogne où je croise un jeune couple qui part aussi à vélo sur 4 jours pour rejoindre le Mont. Ils ont prévu de dormir en hôtel. Je leur dis qu’il sera très probable que l’on se recroisera, ce qui sera le cas à Alençon. On se retrouve vite sur de belles pistes cyclables loin du trafic routier, dans le vallon de la Bièvre Puis la coulée Verte. Il faut être vigilant avec les autres cyclistes, promeneurs et joggeurs et la sonnette est bien utile parfois. Les chicanes sont nombreuses à chaque croisement de route mais elles ne sont pas trop étroites.  Je suis ma trace GPS mais n’ai pas trop l’œil sur les endroits où je passe. Après Massy, on quitte ces pistes cyclables dédiées et on se retrouve sur des petites routes, à traverser quelques villes de banlieue et à affronter quelques petites grimpettes. Après Gometz, on rejoint une ancienne voie ferrée avec passage dans un tunnel puis sur le viaduc des Fauvettes où des grimpeurs s’entrainent, le viaduc étant bien équipé pour cela. Ensuite, l’on rejoint une autre voie de train, mais un peu spécial celle-là. Il s’agit de la piste d’essai de l’aérotrain développé par l’ingénieur Jean Bertin. A l’époque, en 1965, il était en concurrence avec le futur TGV. Un monorail perché en hauteur sur des pilier permettait de guider le train propulser par une hélice en quasi-lévitation sur son rail. Il ne reste plus que les traces des piliers au sol et une très longue ligne droite d’une piste de plusieurs kilomètres. Je quitte la Véloscénie du coté de Bullion pour aller à la Celle Les Bordes, qui se trouve à égal distance entre les 2 variantes de la Véloscénie qui se rejoignent à Rambouillet. La campagne est déjà bien sèche et j’ai un peu l’impression de ma retrouver en Camargue.  J’arrive à 12h50 chez mon frère. C’est le dernier de la famille à qui je rends visite à vélo lors d’un voyage. Nous mangeons rapidement un bon repas, bio, frais et gouteux : tomates du jardin, pavé de saumon et pommes de terre du jardin, fraises des bois et framboise de l’Amap locale. Mon frère à prévu de me suivre pour les 1.5 jours à venir. Je suis content de partager avec lui sa première expérience de voyage à vélo. Il roule sur un beau Moustache, un VAE, équipé de 2 sacoches chargé autant que moi pour mes 4 jours. Nous partons en direction de Clairefontaine puis de Rambouillet pour aller à Intersport car il lui faut acheter un matelas, un tee-shirt et de la crème solaire car le soleil frappe fort. Il grimpe facilement dans les montées mais ne dépasse pas les 25km / h sur le plat pour le pas perdre l’assistance électrique. Sa position ne me semble pas idéale. Avec ce guidon de vélo de ville, cela lui fait courber le dos. Nous faisons un passage dans le parc du château de Rambouillet que je ne connaissais pas et qui est très beau. On passe ensuite à travers la campagne, croisant quelques autres cyclistes et même une biche au détour d’un chemin. A Villiers le Mohier, on aurait dû quitter la Véloscénie pour rejoindre le camping de Maintenon mais de toute façon nous n’avons pas encore fait le choix de stopper ou de continuer jusqu’à Chartres. J’ai déjà fait 110km et n’ayant pas vraiment besoin de m’avancer plus pour aujourd’hui, on décide de revenir un peu en arrière pour rejoindre le camping « Les îlots de St Val » que l’on pensait au bord de l’eau mais qui en fait est perché sur le plateau, avec donc une fin de journée sur une grimpette de 1km. Le camping est loin d’être plein. Il est surtout apprécié des pécheurs qui peuvent profiter des nombreux étangs au bord de l’Eure et doit avoir une nouvelle clientèle de cyclistes parcourant la Véloscénie. Sympa, les gérants nous proposent gratuitement un adapteur électrique de branchement des camping-cars. On va pouvoir recharger la batterie du VAE et nos téléphone et GPS. Petite mésaventure pour mon frère qui ressort sa tente vieille de plus de 35 ans, du temps des expéditions spéléos aux Picos de Europa et dont les fermetures éclaires sont quasiment bloquées. Avec un peu d’huile, on arrive enfin à les ouvrir. Pour le dîner, on part à vélo pour 5km supplémentaire de piste et de route pour rejoindre Maintenon. Après un coup d’œil sur son beau château, on part se rassasier au restaurant « La Rose des Sables » où l’on reprendra bien des forces avec un tajine pour Géry et un couscous pour moi. Retour au camping juste avant la nuit. 

12/07/20 :

On quitte le camping à 08h45 après un petit-déjeuner léger (thé,  porridge et banane). De nouveau passage par Maintenon. On passe sous un énorme aqueduc en ruine qui devait amener de l’eau au château.  On va suivre ensuite une petite route tranquille en bord de rivière qui va nous conduire jusqu’au pied de Chartres. Petite grimpette pour rejoindre la cathédrale, qui si elle est visible de si loin dans les plaines de la Beauce est autant dû à sa grandeur qu’à son emplacement au sommet de cette colline. On va y faire une longue pause, le temps de jeter un œil pour moi dans la cathédrale pour y admirer ses superbes vitraux et dans les vieilles rues de la ville. On ne retrouve à la croiser de plusieurs chemins, ceux convergeant vers Chartres, celui partant vers St Jacques de Compostelle et celui vers le Mont St Michel.  Chartres est un lieu de passage de pèlerins importants. Notre tracé suit ensuite de petites routes. Nous ferons une pause pique-nique auprès d’un lac. Un garde pèche nous dit que le lieu est privé mais veut bien nous laisser finir de manger pour peu que l’on laisse l’emplacement propre, ce qui va de soi pour ce qui nous concerne. On traverse désormais la partie nord de la Beauce, vaste étendue plane dédiée à la production agricole de grande ampleur. Nous avons de la chance car le vent est plutôt favorable. Quelques belles surprises à voir comme l’église de Meslay-le-Grenet avec ses fresques macabres, de petits châteaux ou lavoirs anciens. Nous refaisons le plein d’eau dans un cimetière car il fait bien chaud. Belle découverte ensuite avec le château de Frazé et de l’église du village avec son clocher vrillé. Nous entrons maintenant dans le Perche, et les maisons anciennes avec leurs toits de minuscules tuiles sont superbes. Géry décide qu’il s’arrêtera à Thiron-Gardais où Pascale viendra le chercher en voiture. Nous prenons le temps de prendre un pot et de visiter un peu ce joli village avec son église en mauvais état et un beau parc à visiter gratuitement. Je continue seul en direction de Nogent le Rotrou mais continue à croiser d’autres cyclistes. La Gaudaine est un beau petit village percheron que j’ai bien fait d’aller voir cr il est superbe. Arrivée à Nogent le Rotrou au niveau du château fort qui domine la ville. J’en fais le tour avant d’aller descendre en ville m’installer au camping municipal. Pas de chance, il est à l’abandon mais on peut tout de même y accéder et s’y installer. Il me faut juste trouver de quoi faire le plein d’eau, ce que je trouverai au cimetière mais je verrais après coup qu’il y a un robinet pour camping-car juste à l’entrée du camping.   Je me douche avec 1l d’eau et me fais ma popotte avant de passer une bonne nuit. La visite rapide de Nogent avant de m’installer ne m’avait pas trop inspiré.

Le 13/07/20 :

Par quelques petites routes, on rejoint une voie verte démarrant à Condé sur Huisne et allant jusqu’à Corbon. C’est une ancienne voie de chemin de fer, toute droite, ombragée et avec un interminable petit faux plat montant. J’y roule à bonne vitesse. Petite pause viennoiserie à Rémalard, où le charcutier fait l’andouille de père en fils ! Petit détour pour aller voir Mortagne au Perche qui ne mérite pas vraiment cette grimpette pour y arriver. J’arrive à Alençon où je m’achète un sandwich à la première boulangerie. Jolie petite ville qui mérite d’y faire étape. Me voilà désormais dans la région de Normandie Maine. C’est une campagne assez classique sans grand style architectural des maisons et fermes de village. Seules les vieilles plaques d’indication de distances entre village sont intéressantes. Je sais qu’après Alençon, la partie la plus dure m’attend maintenant avec 20km de grimpettes pour arriver à Carrouges, le point culminant de ce circuit du haut de ses 303m. Et ce sera effectivement assez costaud. A croire que pour n’importe quel tracé cyclo, même le plus facile, il y aura toujours le moment le plus dur, celui qui épuise nos réserves. Heureusement, une petite supérette et une bonne pause au château de Carrouges permettront de récupérer un peu. Très joli château où l’on peut librement aller se promener dans les jardins. Mais encore, une fois, je n’ai pas trop le temps de faire une visite car c’est aujourd’hui ma plus longue étape avec 140km et qu’il faut que je rejoigne Bagnoles de L’Orne. Heureusement, la route sera globalement descendante. J’arrive à Bagnoles, mais en vélo, un peu après 17h. Ville thermale très animée, très touristique. C’est vrai que le site est chouette avec son grand lac et son parc fleuri. Mais je dois m’en éloigner de 2 kilomètres pour rejoindre le camping de la Vée, un beau et grand camping bien aménagé. 9.5€ seulement pour la nuit avec wifi gratuit, boxes sécurisés pour recharger les téléphones et un snack bar où je mangerais un bon steak frites glaces pour pas cher.  

Le 14/07/20 :

Réveil sous une pluie fine. Je ne m’y attendais pas. Toute la matinée sera ainsi assez humide avec parfois du gros crachin. On quitte Bagnoles de L’Orne par une route forestière avec très peu de circulation. J’arrive vers 10h à Domfront en pleine braderie. J’y étais passé 3 ans auparavant. Je retrouve la même boulangerie pour me sustenter un peu. Je retrouve ensuite la voie verte qui m’avait menée il y a 3 ans jusqu’à Angers mais qui va vite bifurquer en direction du Mont Michel pour cette fois ci. Encore 100km ! Je suis impatient d’arriver et avance à un bon rythme aidé par l’absence de vent et part ce temps frais. Je ne quitterais pas ma veste coupe-vent de toute la journée. Quel changement de temps par rapport à la veille ! Cette ancienne voie de chemin qui reliait Avranches à Domfront, est la 2ème partie que j’ai trouvé un peu ennuyeuse de cette Véloscénie. A 14h, le Mont en enfin en vue ! Mais il est encore loin, et le tracé ne semble pas pressé de le rejoindre. Pourquoi ces quelques détours ? Pour faire marcher le commerce local dans tel ou tel village ? J’évite un de ces détours. D’autant que ces derniers kilomètres sont assez rudes avec vent de face et encore quelques petites grimpettes assassines.  Me voilà enfin après 110km au pied du barrage sur le Couesnon. Il est 15h et je devrais avoir le temps d’aller visiter l’abbaye avant mon covoiturage de 19h. Je dois garer mon vélo, comme beaucoup d’autres personnes, à coté du barrage. Mes sacoches sont cadenassées mais il serait vraiment facile de les vider. Croisons les doigts ! Je pars à pied faire les 2km qui reste pour rejoindre le Mont. A l’intérieur, le port du masque est obligatoire. Je fais une bonne ½ heure de queue dans l’escalier d’accès à l’abbaye car je n’ai pas acheté de billet à l’avance. Après, ce sera beaucoup plus fluide car le nombre de visiteur est assez limité. Visite très agréable de l’abbaye avec de belles vues sur la baie. Petit passage ensuite par les remparts. Le Mont est toujours un lieu magique et fascinant. Je rentre à pied récupérer mon vélo. Il me reste 1h et 10km à faire pour rejoindre Pontorson. Avec le vent dans le dos, ce sera une formalité vite avalée, de même que le kebab juste avant l’arrivée de mon covoiturage. J’avais bien prévenue Laurence que j’avais un vélo avec moi ce qui ne lui posait pas de problème. Elle n’a qu’à installer son porte-vélo sur la boule de l’attelage de sa grosse Volvo et l’affaire était joué. Voyage retour très agréable avec les 2 autres covoiturés et malgré quelques bouchons du coté de Deauville qu’il a fallut éviter en sortant de l’autoroute, me voilà déposé à la gare de Rouen vers 22h. Il reste encore un peu de lumière pour rentrer chez moi à vélo. 

Fin d’une belle virée de 4 jours à vélo, comme toujours sur un temps un peu trop court pour en profiter un peu plus.  6 jours serait l’idéal selon moi. Un beau parcours, plutôt facile avec beaucoup de choses à voir.