8 jours

Mai et Juillet 2009

VTT

1ère partie: Wissambourg- Châtenois (4jours)

J’avais choisi de commencer mes vacances d’été en bouclant la traversée des Vosges que j’avais faite en partie au mois de Mai de cette même année avec mon ancien club de la Celle St Cloud. Cette fois ci, je suis seul, bien que j’avais essayé et presque réussi à avoir de la compagnie, et en autonomie pour cette 1ère partie de la TMV que je prévoie de boucler en 4 jours. J’ai fait la route la veille depuis Rouen en passant par Beauvais, Compiègne, Reims, Metz et en terminant par une petite départementale en plein gravillonnage pour rejoindre Wissembourg, lieu de départ officiel de la TMV. J’avais réservé ma 1ère nuit à l’hôtel d’Alsace de Wissembourg. Dîner dans un petit resto du centre après une petite balade pour voir cette jolie ville.

2ème partie: Châtenois – Thann (4 jours)

Raid à VTT organisé par le club VTT de la Celle St Cloud sur 4 jours pour faire la partie sud de la Grande Traversée des Vosges du 21 au 24/05/2009

Vidéo (21 mn)



Compte rendu

Vendredi 24/07 : Environ 70km

Mes affaires sont prêtes, ma voiture garée à coté de l’hôtel pour les 5 jours à venir, et je viens de prendre un bon petit déjeuner à l’hôtel, il est donc temps de partir. A l’aide du GPS, je trouve sans trop de problème le début de la trace. On commence par une belle petite montée en sous-bois. Les sensations sont bonnes, je suis en forme plus que mon vélo qui couine un peu. J’ai fait changer la chaîne et la cassette juste avant de partir mais j’ai toujours ces bruits qui viennent sans doute de l’articulation de la suspension arrière. Le temps est beau et il ne fait pas trop chaud. Mon sac est un peu pesant, probablement plus que lors de la traversée du Jura mais il ne me gène pas trop. Les 1ères heures sont agréables avec de bonnes pistes et des traversées de petits villages.

La vue se dégage un peu en arrivant à Gimbelhof. Je passe au pied du château de Fleckenstein et amorce une petite discussion avec des gens qui prépare une fête en plein air qui se déroulera en soirée.

La fin de journée est dure avec une arrivée interminable et en montée jusqu’au village de Lichtenberg où j’arrive vers 17h. Je m’installe à l’hôtel qui fait chambre d’hôtes, place de la poste. Il a l’air d’être bien vide. Je bois un bon 1/2l de panaché et manque de force par la suite pour monter jusqu’au château qui surplombe le village. Je dîne seul dans le resto d’à coté. La patronne n’avait probablement pas prévu d’avoir de clients ce soir là comme beaucoup d’autres soirs, je présume. Elle me fera tout de même un assez bon repas et très copieux, c’est tout de que je demandais. Mais qu’elle impression bizarre de se retrouver tout seul dans un resto désert et d’attendre patiemment en entendant tous les bruits en cuisine que la patronne une dame bien âgée, me serve. Bonne nuit réparatrice après une petite balade autour du château car je retrouve enfin des forces.

Samedi 24/07 : Environ 66km

Je reprends les chemins après un petit-déjeuner à l’hôtel, encore une fois dans une grande salle un peu déserte. La piste change un peu avec plus de petites côtes et un cheminement moins droit. Il n’y a vraiment personne sur ces chemins ! A Wimmeneau, j’achète de quoi faire mon pique-nique de midi dans un petit supermarché. Même s’il est encore tôt, je préfère profiter de la 1ère occasion plutôt que d’attendre en crevant de faim la prochaine boutique ouverte. Je fais une bonne pause dans le joli village de la Petite Pierre. Longue montée en plein soleil puis en sous-bois jusqu’aux hauteurs de Ernolsheim lès Saverne. J’arrive ensuite à la chapelle du Mont St Michel où pas mal de touristes et marcheurs sont présents. Jolie vue dégagée sur la vallée et notamment sur Saverne. J’apprécie un coca bien frais avant de terminer cette étape. L’après midi n’est pas trop dure avec une arrivée en descente puis sur du plat le long du canal du Rhin au Rhône jusqu’à Saverne. Comme j’arrive trop tôt il me faut patienter avant l’ouverture à 17h de l’auberge de jeunesse. J’en profite pour voir un peu la ville, manger une glace puis boire un verre. L’auberge de jeunesse est installée dans une aile de l’immense château des Rohan mais il faut monter plusieurs étages pour aller aux chambres. Le vélo est mis en sécurité au sous sol. Quant à moi, je bénéficie d’une petite chambre individuelle. J’ai de la chance car il semble qu’il y ai beaucoup de monde dans cette auberge, notamment des très jeunes faisant aussi du vélo. Dîner me convenant parfaitement dans un petit resto de la ville.

Dimanche 25/07 : Environ 60km

Après un bon petit déjeuner à l’AJ dans une salle comble, je retourne dans la rue piétonne du centre ville car j’avais vu la veille une boulangerie proposant des sandwichs. Nous sommes dimanche et il vaut mieux que je sois prévoyant pour mon pique-nique de midi. La trace de la TMV ne passant pas normalement par Saverne, je me trompe un peu dans les 1ers kilomètres en longeant le canal. Je fais donc demi-tour et retrouve la piste qui monte pas mal et longtemps, d’abord par la route puis ensuite par des chemins. Ensuite, on roule en sous-bois par monts et par vaux. Je croise pas mal d’autres vététistes qui font leur sortie du dimanche.

Au village d’Urmatt, je vois que le ciel devient vraiment très sombre, surtout au Nord où il doit pleuvoir averse. Au sud, le ciel est encore clair. J’ai de la chance car c’est ma direction. Je me tâte tout de même en traversant le village de Muhlbach. Vaut-il mieux trouver un abri et attendre que l’orage passe ou continuer ? Comme, je ne trouve pas vraiment d’abri, je décide de continuer et d’attaquer la montée vers Grendelbruch. Mais il se met à pleuvoir de plus en plus fort. Je m’arrête, cours me mettre sous les arbres, met mon vêtement imperméable, recouvre tant bien que mal mon sac à doc d’un sac poubelle et attend un bon moment que la pluie se calme. Je repars alors pour terminer cette longue et crevante montée. A un col il me faut encore monter. Un panneau indique 45mn à pied soit 3 km mais ils me paraîtront interminable mais heureusement sur la fin, cela se transforme en faux plat. J’arrive au refuge des Amis de la Nature de Muckenbach en plein milieu de la grande fête campagnarde dont on m’avait parlé lors de ma réservation. Il y a un groupe de musique et des gens dansent. D’autres sont attablés, mangent et boivent. J’ai un peu de mal à trouver quelqu’un qui puisse m’indiquer où je dois m’installer. On m’indique finalement un grand dortoir où en fin de compte je serais seul toute la nuit. Après une bonne douche, je descends profiter un peu de la fête et boire quelques verres. On m’annonce qu’elle se terminera vers 19h. Il me faudra donc manger avant si je ne veux pas me retrouver le bec dans l’eau sans rien avoir à manger. Il est donc 18h30 lorsque je mange une copieuse flammenkusche. C’est un tôt mais j’ai très faim. Le vélo restera dehors toute la nuit.

Lundi 26/07 : Environ 73km

Aie ! Pas moyen de se faire servir un petit-déjeuner au refuge. Mais on me propose tout de même quelques restes de la fête de la veille, un peu de soda et des croissants rassis. Avec une barre de céréale, cela me sera suffisant. Les 1ers kilomètres sont agréables car plutôt en descente. Mais après, commencent de longues portions de montée. Ma seule possibilité pour déjeuner aujourd’hui est d’aller à Hohwald. A vol d’oiseau, je peux voir sur le GPS que c’est à moins de 10km mais la trace est loin, très loin d’être rectiligne et l’approche est interminable. Il me faut aussi monter au mont St Odile et je suis parfois obliger de mettre pied à terre et pousser le vélo. Je ne m’attarde pas au sommet du Mont St Odile car il fait gris, j’ai faim et il est déjà plus de 12h. Me fiant au GPS, je me lance dans une longue descente par une route mais à un moment, horreur, je me rends compte que je suis déjà passé par là, tout à l’heure. Je me suis trompé et me suis dirigé vers ma trace aller. Il me faut donc prendre une décision, soit improviser en suivant la route soit faire demi-tour et retrouver la bonne trace. C’est ce que je décide finalement de faire car c’est le moins risqué mais il faut que je me tape cette longue remontée en plus en sens interdit, jusqu’au Mont St Odile. Là, je retrouve sans trop de difficulté la trace. J’arrive enfin au joli petit village du Hohwald où malheureusement le seul commerce présent est fermé les lundis. Mais heureusement, il y a un petit resto qui fera parfaitement l’affaire. Après un bon petit repas, je continue ma route qui reprend en montée. Je me paye une petite sieste à un col et profite enfin d’un bon soleil. Il y a aussi plein de grosses mures qui seront parfaites pour compléter mon repas. On descend ensuite le long d’une crête puis par une petite route on remonte vers le château de Bernstein. Les derniers kilomètres se font sur une bonne piste. Mon état d’esprit est bien différent par rapport à ce matin : j’ai le ventre plein, il fait beau, les derniers kilomètres devraient être descendants et puis surtout la fin de ce raid de 4 jours approche. Je monte à pied au sommet de la tour du château de Bernstein pour profiter du large vu sur la vallée, sur Dambach et sur Châtenois au loin. Chouette descente jusqu’à Châtenois que je retrouve avec plaisir après y être passé en Juin lorsque nous avions fait la dernière partie de cette TMV. Je retrouve le même gîte qu’en Juin. On me donne une petite chambre de 2 où je serais seul. Par contre, il ne serve pas le dîner aux individuels. Ce n’est pas grave. J’en profite pour faire un tour dans le village, boire un pot puis manger en terrasse dans un petit resto.

Epilogue :

Le lendemain, je repars en vélo depuis Châtenois pour rejoindre la gare de Sélestat. Comme j’arrive tôt j’en profite de circuler un peu dans les vieilles rues de Sélestat même si ce n’est pas facile car un grand marché si déroule. Je prends ensuite un train pour Strasbourg. Je descends là pour revoir cette belle ville que j’avais déjà vue en 2003, en pleine canicule. Strasbourg est toujours aussi jolie mais je n’ai pas trop la tête à faire du tourisme. Je reprends donc un autre train vers 13h pour rejoindre directement Wissembourg où je retrouve ma voiture. Je descends ensuite sur Cernay pour un peu de repos et pour faire la liaison en vélo de route entre la TMV et la GTJ, c’est-à-dire entre Thann et Montbéliard. Le mercredi 29/08, je rejoins Thann depuis Cernay par une piste cyclable puis ce sera une succession de petites routes sans trop de dénivelé jusqu’à Montbéliard. A noter tout de même, que mon GPS m’a fait passer par une petite route qui se transformera pendant quelques kilomètres en piste. Malgré une conduite prudente, je crève de la roue avant par pincement. Un jeune vététiste sympa s’arrête pour me demander si tout va bien. C’est amusant de voir que ce qui est de la rigolade pour un VTT devient un enfer pour un simple vélo de route avec ses pneus ultra fins. J’arrive un peu fatigué à la gare de Montbéliard après 95km sous un chaud soleil. La gare de Montbéliard me rappelle mon départ de ma traversée du Jura en 2006, je peux même dire qu’il s’agissait du départ de mon tour de France mais à l’époque je n’avais pas encore ce projet en tête. Je rejoins Mulhouse en train. Il me reste ensuite moins de 20km pour rentrer à Cernay, où je me suis installé au même camping qu’en 2003.

2ème partie:

Mercredi 20 Mai:

Je fais la route jusqu’à La Celle St Cloud pour être au rendez-vous de 10h au pied de chez Alexandre. Nous chargeons les 10 vélos sur la remorque que nous prête le  club de Bailly et que Stéphane va tracter avec sa voiture. Nous sommes 4 dans sa voiture avec Alexandre et Philippe. Cyrille, Régine et Olivier partent en même temps que nous dans la voiture de Christophe. Nous arrivons au gite d’étape de Chatenois vers 18h. Les autres personnes du club arriveront plus tard. Nous retrouvons 2 anciens du club désormais installés en Alsace, Sabine et Thierry. Nous faisons aussi la connaissance de Valérie, une amie de Cyrille et habitant aussi la région. Nous prenons un pot après diner sur la terrasse du seul bar ouvert.

Jeudi 21 Mai: (30 ,5km 1071m)

Ma nuit n’aura pas été très bonne, Philippe étant un gros ronfleur.

Le temps n’est pas très beau; Il a plu durant la nuit et le ciel est toujours menaçant. Nous nous préparons tout de même. 9h30, heure du départ pour cette courte journée. Il n’est prévu que 30 km pour rejoindre notre auberge du coté d’Aubure. Cyrille a prévu une boucle optionnelle de 20km pour ceux qui en veulent un peu plus.

La piste commence par une longue montée. Le terrain n’est pas trop boueux. Nous voyons au lieu le château du Haut Koenigsbourg que nous devons rejoindre en déviant un peu du tracé de la TMV, Traversée du Massif Vosgien, itinéraire balisé pour les VTT. Les différents chemins pour mener au château sèment un peu le doute parmi la troupe. Certains terminent donc par la route tandis que d’autres comme moi, choisissent un beau chemin grimpant directement jusqu’au pied de la boutique de souvenir située à l’entrée du château. Longue pause au milieu des touristes en voitures, motos, ou vélos de route. Au moment de repartir, Michel s’aperçoit qu’il a crevé. Petite descente assez piégeuse mais très sympa avant de retrouver les classiques pistes de la TMV. Nous faisons notre pause pique-nique au abord d’un refuge. Nous retrouvons Eric, qui a déposé la voiture au point d’arrivée et nous rejoint en faisant le parcours en sens inverse. Il fait une grosse chaleur qui ne va pas durer très longtemps puisque le temps virera après notre pause à l’orage. Nous repartons donc sous les gouttes d’eau. Au plus fort de l’orage, il pleut des trombes d’eau et de la grêle. Raphael se rend compte qu’il a du laisser son téléphone o l’endroit du pique nique. Il fait demi-tour avec Eric pour aller le rechercher. Heureusement que le chemin est en montée pour ne pas attraper froid et ne pas se projeter de la boue de partout. Comme l’auberge est un peu éloignée du tracé de la GTV et que nous sommes déjà bien fatigués, on décide d’aller directement à l’auberge et ne pas faire cette boucle optionnelle. Il est donc assez tôt lorsque nous arrivons à l’auberge du Petit Haut mais entre la douche, le lavage des vélos et une partie de Uno, on arriva vite à l’heure du dîner. Très bon repas régional avec un copieux rösti. Le logement est confortable avec des chambres de 2, 3 ou 4 lits.

Moi et le vélo avons un peu souffert. Je manque d’entrainement et le vélo n’est pas en très bon état (roulement de la roue arrière bruyant). De plus, l’amortisseur arrière n’est pas assez gonflé par rapport à mon poids. Ce sera corrigé pour le lendemain et cela ira beaucoup mieux.

Vendredi 22 Mai:   (64.2km 1863m)

Le temps est maussade. Bon petit déjeuner avec notamment du Kouglof. On rejoint la TMV par un peu de route. Ensuite, c’est reparti pour ces grandes pistes, servant aux fondeurs en hiver, et qui restent souvent à flanc de coteaux. Au col de Bagenelles, nous sommes surpris par une grosse ondée. Certain se mettent à l’abri sous un petit refuge, d’autre dans un local à poubelles. Nous retrouvons les voitures au col du Bonhomme de mais vu le temps frais et la concentration de motos passant par ce col, nous décidons de continuer un peu notre route. Après des passages pas évidents sur des sentiers spongieux, nous arrivons au milieu des pistes de la station de ski du lac Blanc. Il nous faut être prudent car nous croisons plusieurs pistes réservées aux descendeurs en VTT. Le télésiège fonctionne et il est plein de vététistes. Impressionnant. 2 raisons à cette affluence. C’est une des 1ère station à ouvrir son télésiège dans la saison et le week-end suivant, un grand championnat de VTT de descente est prévu ici même. Pas mal de monde est donc là pour s’entrainer. Nous passons sous la piste noire qui propose un impressionnant saut d’au moins 4 mètres à partir d’une passerelle en bois et donnant directement sur un gros virage relevé. Il nous reste encore un gros bout de montée pour rejoindre le haut des pistes et le col du Calvaire. Il est alors temps de faire une bonne pause pique-nique, en essayant tant bien que mal de nous protéger du vent. Le groupe se redécoupe à la reprise, certains rentrant en voiture, d’autres par la route et nous continuant par les chemins. Certes la trace est superbe, passant de lacs en lacs (lac blanc, lac noir, lac vert) et la paysage est grandiose mais les dernières cotes, notamment les 5 km par la route jusqu’au col de la Schlucht sont terribles et même pénible vu le nombre de motos bruyantes nous doublant à toute vitesse. Nous faisons une pause au à ce très animé col avant de reprendre le chemin qui, bien qu’en léger faux plat montant est très crevant. Nous arrivons au refuge du Sotré qui fait face à un magnifique point de vue sur le lac de Longemer au loin. Nous partageons ce grand refuge avec un grand groupe de marcheur. La nuit se fera en dortoir. Je râle un peu car arrivant dans les derniers, je vais devoir partager un lit double avec Philippe, ce gros ronfleur. Heureusement, Marcel lui propose une pastille miracle. Cela s’appelle « Douce Nuit » et c’est assez efficace. De mon coté avec un demi somnifère, la nuit sera finalement bonne. Très bon repas avec soupe, jambon à l’os, purée locale. Pour le dessert, grosse surprise pour Cyrille dont c’est l’anniversaire. 1 beau gâteau aux fraises avec ses 41 bougies et un autre gâteau aux framboises + champagne et des cadeaux très vtt (gants courts et poche à eau). Nous sortons tous ensuite pour assister à un superbe coucher de soleil sur la France. Comme la veille, la fatigue aidant, on se couche tôt.

Bonne nouvelle après cette longue journée. Mes nouvelles semelles orthopédiques semblent bien fonctionner. Je n’ai plus cette douleur atroce qui m’arrive parfois à la plante du pied gauche après 3 ou 4h de vélo.

Samedi 23 Mai: (46.1km 1335m)

Les 1ers kms sont bien faciles puisque l’on reprend le chemin en faux plat mais désormais descendant de la veille et surtout les 7 kms de route pour rejoindre la piste. Le temps est enfin beau. Nous montons jusqu’à Le Gaschney puis ce sera une longue descente vers le lac de Schiessrothried où nous pique niquons sous un beau soleil. Mais la journée est loin d’être finie. Il faut encore rejoindre Mittlach et de là se taper 10km de montée sur une bonne piste qui en épuisera plus d’un. Le groupe se sépare encore une fois. Normalement c’était pour un cours moment mais finalement les autres finiront par la route. Par les chemins, il nous faut encore faire une petite grimpette sur une colline herbeuse d’où au sommet des gens font voler des planeurs radiocommandés. La longue descente en sous bois jusqu’à l’auberge de Steinlbach est superbe. Dommage que tout le monde n’ai pas eu la force de faire cette dernière partie. Nous trouvons beaucoup de monde sur la terrasse de l’auberge. Encore une fois, nous nous préparons un bon apéro en sortant nos bouteilles de blancs et nos pots de rillettes de dessous la table. Encore un fois, nous avons droit à un bon repas vosgien avec soupe et une copieuse tartiflette. Nous discutons avec un groupe de belges qui font aussi la TMV et avec qui nous feront quelques kilomètres ensemble. Ils ont chacun un GPS et bizarrement, ils ne roulent pas toujours ensemble, chacun préférant rouler à son rythme.

Dimanche 24 Mai: (40,6km 954m)

La nuit n’a pas été trop mauvaise malgré que l’on ait été entassé à 10 dans un petit dortoir. A noter tout de même le hurlement d’Alexandre, lorsque Michel descendant de son lit superposé en pleine nuit posa son pied sur sa tête. Nous faisons nos sandwichs sur la terrasse même s’il est prévu d’en terminer avec cette TMV en fin de matinée. Le profil est globalement descendant pendant les 18km qui nous mènent à Markstein, de bien belles descentes d’ailleurs. Aujourd’hui, il fau déplorer plusieurs petits incidents techniques et quelques chutes, notamment celle de Jean-François hiver qui chute dans du barbelé. Son cuissard est déchiré et il a une grande entaille au bras. Mais il a toujours la forme et j’aurai beaucoup de mal à le suivre en le filmant des les descentes. A Moosch, la plupart du groupe choisi de rejoindre Thann par la piste cyclable afin d’éviter les derniers kilomètres qui remontent sur les hauteurs des Vosges pour ensuite redescendre directement sur Thann. Nous ne sommes donc plus que 6, Cyrille, Régine, Valérie, Eric, Raphael et moi et effectivement, encore une fois, il faut se taper une longue montée de 5 km, puis une succession de petites montagnes russes jusqu’au col de Hundsruck. En haut de la cote on se perd un peu, les plus forts partant trop loin devant puis ceux derrière suivant les belges qui se trompent aussi. Heureusement le GPS permet de ne jamais se tromper trop longtemps. Au col, on retrouve un peu de civilisation. Après un rapide coup d’œil sur la vallée depuis un monument aux morts, c’est enfin de la redescente très agréable jusqu’à Thann. Nous jetons un œil rapide sur la l’église de Thann avec son beau toit multicolores avant de rejoindre sur le parking de la gare le reste du groupe qui aura bien eu le temps pendant les 2 heures de notre attente de se doucher dans une salle de sport de la ville, de déjeuner et de charger les voitures. Stéphane étant pressé de rentrer, j’ai juste le temps de me changer et de mettre mon vélo sur la remorque et nous voilà de retour vers Paris. Nous prenons l’autoroute tout du long. Quelques bouchons en arrivant mais pas aussi important que l’on pouvait imaginer pour ce retour d’un long week-end de l’Ascension. Retour sur Rouen vers 22h.